• The book of Ivy - Amy Engel

     

     

     

    Titre : The Book of Ivy

    Auteur : Amy Engel

    Édition : Lumen

    Parution : 5 mars 2015

    Pages : 345

     

     

     

     

     

    Depuis très longtemps dans ma PAL, je n'arrivais pas à me décider à le prendre dès que j'avais terminé une lecture et qu'il me fallait en commencer une autre. Et puis un jour ... Je venais de terminer Confess et j'ai complètement bloqué devant ma bibliothèque. Trop de choix ... Alors j'ai sélectionné trois livres et j'ai envoyé les titres à quelqu'un, lui demandant de choisir sans même connaître le résumé ou la couverture. Et voilà comment j'en suis arrivée à enfin lire The Book of Ivy !

     

     Résumé de l'éditeur

    Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
    J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
    Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
    Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
    Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

     

    Avis

     [Attention spoiler]

    Ramassis de clichés. Voilà comment on pourrait qualifier ce livre.

    Déjà, je trouve dommage que le résumé du livre spoil toute l'histoire. On sait pertinemment qu'Ivy ne va pas tuer Bishop (quoique le contraire aurait été plutôt surprenant et intéressant pour le coup !). Donc ... quoiqu'il se passe on sait que NON, Ivy Westfall n'est pas une meurtrière et que si elle le tue, surtout dans les premières pages, l'histoire n'a plus d'intérêt. Du coup ça enlève pas mal du suspens qu'on a bien voulu nous vendre dans le résumé ou la couverture elle-même. Pire, on se doute déjà que ce mariage forcé ne sera finalement pas si terrible que ça et qu'elle va tomber amoureuse de son mystérieux mari.

    « L'espace d'une seconde, il ne bouge pas et j'ai le temps de penser que j'ai fait une énorme erreur, le regret et l'embarras enflent en moi comme du sang qui se précipite à la surface d'une blessure. »


    Il ne reste alors plus qu'à miser sur les péripéties, les personnages et/ou une critique sociale profonde pour sortir de ce mauvais départ. Mais là encore ...

    Il ne se passe pas grand chose, et quand il y a un peu de mouvement, ça traine encore. Et puis certes, les personnages sont jeunes et inexpérimentés, mais parfois on frôle le manque absolu de maturité, ce qui rend les évènements encore moins intéressants (CF le jeu action/vérité).

    Sinon quand on a un élément perturbateur, il est à chaque fois réglé soit par une erreur d'Ivy (qui persiste et signe à être la petite fille sans cervelle qui fait une confiance aveugle à son assoiffé de pouvoir de père) soit par le parfait Bishop (qui règle tout en nous montrant à quel point il est génial). Bon ok, j'exagère sans doute, mais c'est comme ça que je l'ai ressenti ...

    « L’amour, c’est brouillon, c’est compliqué, et c’est une erreur de refuser sa magie aléatoire. »

    En ce qui concerne les personnages, trop de clichés. Bishop déjà. L'homme parfait. Beau, musclé, charmant, respectueux, attentionné, intelligent, réfléchi, philanthrope sous le manteau ... Bref, parfait je vous dis ! Pas un seul défaut en vue ! Et c'est là que ça devient trop. Parce que c'est juste impossible. Mais vraiment.

    Ivy quant à elle m'a vraiment agacée à certains moments. "Oh là là je dois me ressaisir, ne pas montrer mes véritables émotions pour que le plan de mon père fonctionne." Pouahhhhhhh mais cette remarque je n'en pouvais plus ! Il y en avait une toutes les deux pages, c'était vraiment lassant ! Et puis je l'ai trouvée creuse ... Elle a pris un peu de profondeur sur la fin, mais ses choix ... comment dire. "J'aime foutre en l'air ma vie à cause de personnes qui m'ont trahies et pour qui je vais quand même me sacrifier !" NON QUOI, NON !

    Sa famille justement ... Ceux dont on nous fait croire qu'ils œuvrent pour le bien de leur compatriotes et qui se révèlent en fait avides de pouvoir, manipulateurs et traitres. Et Ivy ne le voit pas. Alors que ça saute aux yeux !

    Quant au père de Bishop, il se révèle être un faux méchant qu'il fait ce qu'il peut (ouh on ne s'y attendait pas !) mais elle persiste dans l'idée de tuer son fils parce que son père lui a demandé ... *agacemeeeeeent*

    « C’était mon choix, et j’en suis fière. S’il me rend faible, alors c’est une faiblesse avec laquelle je peux enfin vivre.  »


    Enfin, la critique sociale profonde qui aurait pu tout tirer vers le haut reste effleurée et trop peu exploitée. A quelques rares moments on sent bien que l'auteur dénonce à travers Ivy la place de la femme dans la société, les mariages forcés, les situations de femmes battues et violées ... Mais quelque chose me gêne. Et c'est peut-être simplement le fait qu'Ivy soit une coquille vide qu'on réussi facilement à manipuler en appuyant sur quelques points sensibles (la famille, au hasard, pas cliché du tout pour une femme) et qui finalement se plie à tout ce qui est imposé aux femmes : mariage forcé (on pourrait dire que c'est pour le "plan", mais il n'en reste pas moins qu'elle suit la procédure quand même sans broncher) et presque viol (oui Bishop l'homme parfait ne l'a pas touchée mais Ivy insinue quand même qu'elle se serait sans doute laissée faire parce que ... c'est comme ça que ça doit se passer).

    Alors pourquoi une aussi "bonne note" de ma part au vu de mon avis ?

     

    Et bien aucune idée. Même si, avec du recul, et en me relisant, j'ai énormément de critiques à faire à ce livre, je ne peux pas nier le fait que j'ai été happée par l'histoire et que ma première réaction quand j'ai refermé le livre ait été : "Il me faut le tome 2". Je suis sans nul doute un très bon public pour ce genre de livre !

     

    Note : 14 / 20

     


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  • Confess - Colleen Hoover
     
     
     
     
     
    Titre : Confess
    Auteur : Colleen Hoover
    Édition : Hugo Roman
    Parution : 18 mars 2014
    Pages : 496

     

     

     

     

     

     

     

     Après avoir lu un premier ouvrage de Colleen Hoover, j'ai eu envie d'en attaquer un autre ! Et cela tombait bien puisque j'ai reçu Confess lors d'un swap !

     

     Résumé de l'éditeur

     Auburn Reed a des plans très précis pour son avenir, et elle ne laissera personne se mettre sur son chemin !
    Mais Lorsqu'elle franchit la porte d'une galerie d'art à Dallas pour un entretien, elle s'attend à tout sauf à l'irrésistible attraction qui la pousse vers Owen Gentry.

    Cet artiste énigmatique semble avoir beaucoup de choses à vouloir cacher à tout prix. Pour tenter de découvrir ses secrets les plus intimes, Auburn va baisser toutes ses barrières, pour comprendre qu'elle risque bien plus gros qu'elle ne pensait.
    Pour sauver leur relation, il devra tout confesser. Mais parfois, les mots peuvent être bien plus destructeur que la vérité...

     

    Avis

     Vous n'allez sans doute pas être surpris mais ... ce fut encore une très bonne lecture !

    Avant même de parler de l'histoire, je vais glisser un mot sur les illustrations. J'ai trouvé que l'ajout des peintures d'Owen (enfin de David O'Connor) dans le livre est une excellente idée ! En plus d'être superbes, elles ajoutent un côté concret qui nous aide vraiment à nous projeter dans l'univers de l'artiste. Autant il est facile d'imaginer le physique d'un personnage, autant réussir à se représenter une oeuvre, aussi bien décrite soit-elle, est très compliqué, du moins pour moi. Alors quand je me suis rendue compte que certaines peintures étaient dans le livre, j'étais RA-VIE ! Et puis je suis tombée littéralement sous le charme de ce qui s'en dégage !

    Bon, revenons-en à l'histoire elle-même.

    A mon sens, les points de vue alternants sont encore mieux que dans Maybe someday. J'ai complètement adhéré au fait qu'ils se suivent plutôt que de reprendre chacun une même scène à tour de rôle. J'avais peur de manquer d'éléments pour comprendre les enjeux de certains passages, mais au final de ne pas faire répéter une scène sous deux points de vue est à la fois enrichissant et léger. Colleen Hoover parvient à nous donner juste ce qu'il faut à chaque fois, et surtout à choisir stratégiquement le bon personnage pour tel ou tel passage, ce qui fait que nous ne sommes jamais frustrés par les points de vue, mais on est au contraire ravi de pouvoir accéder aux sentiments des deux personnages sans avoir de doublons.

    « Je t'aimerai toujours, même quand je ne pourrai plus. »

     J'ai également adoré le concept des confessions anonymes qui inspirent les peintures.  Au delà du fait d'avoir été touchée par ces peintures, j'aime

    « Je pense que l'amour est quelque chose de difficile à définir. Tu peux aimer beaucoup de choses chez une personne, et pour autant ne pas être amoureux de la personne entière.  »

     

    Même si j'étais énormément frustrée, j'ai aimé le mystère que fait planer l'auteure tout au long du livre. Je n'ai pas arrêter de souffler chaque fois que les secrets étaient sur le point d'être révélés mais que finalement ce n'était pas l'heure des révélations. Colleen Hoover a ce don agaçant de nous rendre accro à l'histoire, mais de tout faire pour ne rien en dévoiler trop tôt. Alors forcément, quand on sait enfin ce qui lie Auburn et Owen ... je vous laisse imaginer à quel point on peut passer par toutes sortes d'émotions !

    Et pourtant tout ça reste crédible, même si ça peut paraître WTF. On est tellement dedans qu'on ne pense pas une seconde que la coïncidence peut être tirée par les cheveux. J'en profite d'ailleurs pour ajouter un mot sur l'histoire d'Adam, que j'ai adorée justement parce que l'auteure n'en a pas trop fait !

     

    « Il y a les gens qu'on rencontre, dont on fait connaissance, et il y a ceux qu'on rencontre et qu'on connaissait déjà.  »

     

    En bref, j'ai été convaincue par la révélation finale, Colleen Hoover a non seulement réussi à me faire réfléchir intensément en refermant le livre pour recoller les morceaux, mais elle m'a aussi réconciliée avec le destin et le fait que tout arrive pour une bonne raison.

     

     

     

    Note : 17 / 20

     

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  • Maybe Someday - C. Hoover
     
     
     
     
     
    Titre : Maybe Someday
    Auteur : Colleen Hoover
    Édition : Pocket
    Parution : 18 mars 2014
    Pages : 496

     

     

     

     

     

     

     

     Résumé de l'éditeur

    Sydney, 22 ans, a tout pour elle : le mec parfait, Hunter, un bel avenir et un superbe appartement en colocation avec sa meilleure amie. Jusqu'au jour où elle apprend que ces deux êtres qui lui sont si chers lui cachent un secret impardonnable.
    Sydney décide alors de tout plaquer. Elle se rapproche de plus en plus de Ridge, son mystérieux voisin musicien. Comment rester insensible aux magnifiques mélodies qu'il lui joue à la guitare ?
    Et si le cœur de Ridge est pris depuis bien longtemps, il ne peut ignorer la force silencieuse qui le pousse lui aussi vers Sydney.
    Sauront-ils guérir de leurs blessures et écouter leur cœur ?

     

    Avis

    Je me suis lancée dans cette lecture avec beaucoup d'a priori. Une romance basée sur un mec mystérieux qui joue de la guitare ... ça ne m'inspirait qu'une série de clichés à faire vomir une licorne ! Mais ayant entendu beaucoup de compliments au sujet de ce livre, qui a d'ailleurs une très bonne note sur livraddict, je me suis dit qu'il fallait que je lise ça histoire de me faire un avis.

     

    « On essaie tous de cacher ce qu’on ressent à ceux qui devraient justement le savoir. On veut refouler ses émotions, comme s’il était interdit d’avoir des réactions un tant soit peu naturelles. »

     

    Et il faut dire que ... j'ai été servie ! Tout, absolument tout, est cliché dans ce livre. Peu de surprises, on s'attend à presque tous les retournements de situation. Un triangle amoureux vu et revu, avec des personnages qu'on aurait pu décrire sans ouvrir le livre : la fille trompée par son mec avec sa meilleure amie ; le musicien mystérieux, beau gosse, loyal, charmant et adorable par lequel elle se sent irrésistiblement attirée (y'a de quoi en même temps ...) ; le coloc détestable, mais finalement plus profond qu'il n'en a l'air et sa bimbo infecte ; et la petite copine du musicien, cette fille forte et indépendante à qui la vie n'a pas fait de cadeaux. Bref un condensé de banalités ! Ajoutez à cela des scènes trop mignonnes et un happy end, et on a le livre que je déteste. Ah, mais ça aussi c'est présent dans le livre en fait.

     

    « Il n'y a que vingt-six lettres dans l'alphabet. On n'imagine pas tout ce qu'on peut tirer de vingt-six lettres. On n'imagine pas tout ce qu'on peut faire ressentir en les mêlant pour former des mots. »

     

     

    Alors .... pourquoi j'ai été aussi passionnée par cette histoire ? Certes, j'ai eu du mal à passer au dessus de ma première mauvaise impression. Mais une fois entrée dans l'univers de Sydney et Ridge, impossible de fermer le livre. Incroyable non ?

    Je me suis très rapidement attachée à eux et j'avais une envie dingue de savoir où ils allaient, alors même que je me doutais de l'issue de leur relation ! J'ai souris comme une idiote, je me suis attendrie, j'ai angoissé, j'ai retenu mon souffle, j'ai vibré ! Je pense que cela est en grande partie dû aux deux points de vue qui s'alternent tout au long du livre. D'abord un peu perplexe quand j'ai découvert ce format, j'ai rapidement été conquise !

    Et puis j'ai été particulièrement touchée par tous ces moments de musique. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais ce sont les scènes que je préfère. Je m'y voyais, je ressentais presque les vibrations et l'harmonie qui les liait à ce moment là.

     

    « Elle me regarde comme si je venais de lui offrir le monde. Et ça fait du bien ! »

     

    En bref, ce livre est LA romance typique à laquelle on s'attend, et même quand l'auteur en fait trop, on adore ça, parce qu'on est pris dans l'histoire sans le vouloir !

     

    Note : 16 / 20

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  • Quand la nuit devient jour - Sophie Jomain
     
     
    Titre : Quand la nuit devient jour
    Auteur : Sophie Jomain
    Édition : Pygmalion
    Parution : 27 avril 2016
    Pages : 224

     

     

     

     

     

     

    On continue dans la série livre sur l'euthanasie volontaire ! Après avoir lu Avant toi de Jojo Moyes (chronique juste ici), j'ai eu envie de lire un autre livre traitant de ce sujet, et c'est évidemment sur Quand la nuit devient jour que mon choix s'est porté !

     

     Résumé de l'éditeur

    On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des noeuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression. Ma faiblesse. Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début. J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée.

     

    Avis

    J'avais adoré Avant toi, mais Quand la nuit devient jour dépasse, et de loin, ma première expérience de livres sur ce sujet. Et ce sur plusieurs points.

    « La dépression prenait possession de moi. Je ne supportais plus de vivre parmi les gens, de les croiser, de leur parler, je n’étais plus capable de faire semblant »

    Déjà le résumé et la popularité du livre. Pas d'histoire d'amour. Ce qui voulait dire pas de scènes cliché, pas de bisounours, et pas forcément de happy end. Donc on partait plutôt bien (surtout si vous avez lu ma chronique sur Avant toi) ! Et puis j'ai eu l'impression que ce livre était moins populaire, moins de buzz, moins d’encensement, que ce soit sur youtube ou sur la blogo. Et comme vous le savez, quand un livre fait trop parler de lui, je m'en méfie. Du coup, deuxième bon point, pas trop de ramdam autour du livre !

    « Il ne s’agit pas d’apprendre à être heureuse, mais d’accepter que je ne le serai jamais. J’y suis parvenue, et vous devez l’admettre vous aussi. Je ne veux plus vivre. »

    Je pense que ce qui a vraiment fait la différence est le point de vue de la narration : cette fois on n'est plus spectateur, on n'assiste plus impuissant à la volonté de mourir de quelqu'un. Non, cette fois on est dedans, et jusqu'au cou ! Parce que Camille souffre d'un mal qu'on ne peut expliquer et que l'on finit par comprendre.

    On est d'abord réticent, on se dit, comme ses parents, qu'elle pourrait s'en sortir, que ce n'est qu'une question de volonté, qu'il y a des milliers d'autres solutions que la mort. Et puis on lit. Et page après page, on ne compatit plus seulement. Camille nous fait réellement accepter l'idée que le sommeil éternel est LA solution. Que sa souffrance ne peut être apaisée.

    Alors on lutte avec elle, on est presque bienveillant. Comme son psychiatre, on ne cherche plus qu'à l'accompagner jusqu'à sa délivrance. On se laisse quand même parfois aller à quelque espoir, mais la vérité reprend vite le dessus.

    « D’autres meurent quand ils ne demandent qu’à vivre, et toi, tu craches sur ta propre existence ? »

    Jamais le récit n'est plaintif ou larmoyant. Il est seulement criant de vérité. Ce livre m'a littéralement retourné le cerveau, il m'a fait me poser des questions à n'en plus finir. J'ai mis un moment à me remettre lorsque je l'ai fermé. Je n'ai pas versé de larme, mais ce livre m'a profondément marqué. Et puis cette fin ... tellement ... ouverte qu'elle en est frustrante et en même temps parfaite !

     

    Note : 19 / 20

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  • Avant toi - Jojo Moyes
     
     
     
     
    Titre : Avant toi
    Auteur : Jojo Moyes
    Édition : Milady
    Parution : 22 mars 2013
    Pages : 480

     

     

     

     

    Comme d'habitude, c'est après l'énorme vague de succès et de bruit d'un livre que je m'intéresse à celui-ci, et Avant toi n'y a pas échappé ! Je me suis mise à le lire bien après tout le monde, histoire de laisser retomber tout l'engouement qu'il a suscité et pouvoir ainsi m'en faire MON idée. Découvert encore une fois via des chroniques sur youtube, je l'ai acheté puis j'ai patiemment attendu quelques mois avant de m'y plonger, pour finalement ne pas être déçue !

     Résumé de l'éditeur

    Si le temps nous est compté…

     

    Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

     

    Avis

    Je crois que ce roman m'a juste coupé le souffle. Pourtant c'était mal parti ... Je me méfie souvent des titres à gros succès, encore plus quand ils finissent par être adaptés au cinéma. Et puis un mec handicapé, une fille fragile et banale, une histoire d'amour, bisounours, paillettes et papillons, happy end et tout le tralala ... Je me suis dit ... oula, ça sent le remake d'Intouchable à la sauce anglaise, avec un zeste de love story bidon et de clichés en tout genres, tout en oubliant le sujet principal du livre. Vous voyez où je veux en venir ? 

    « Vous savez, on n'est d'aucune utilité à quelqu'un qui ne veut pas être aidé. »

    Mais je me suis dit, aller, laisse lui une chance à ce livre, après tout il est peut-être plus profond qu'il n'en a l'air. Alors je l'ai acheté, puis je l'ai lu. J'ai eu beaucoup de mal à me mettre dedans, à réellement m'attacher à Lou, et encore moins à Will. Et puis vers le milieu de l'histoire, j'ai été happée dans un tourbillon dont je n'arrivais pas à sortir, il fallait que je lise, que je sache.

    « On n'a qu'une vie [...]. C'est le devoir de chacun de la vivre aussi intensément que possible. »

    J'ai vraiment pris une claque. Parce qu'au final l'histoire est fluide et maîtrisée, et on se laisse entraîner sans vraiment voir passer les heures. Et quand à cela s'ajoutent des émotions contradictoires et puissantes, on a du mal à refermer le livre. On rit, on doute, on pleure, on est soulagé, mais pas pour longtemps, parce que tout recommence très vite.

    La romance n'est pas désagréable, au contraire, mais le plus fort ce sont les personnages, leur évolution, leurs relations. C'est assez dingue de voir à quel point tout ça peut être complexe malgré une apparente banalité. Surtout pour Lou d'ailleurs. Qui passe d'un boulot de serveuse à celui "d'aide-soignante" d'un homme brisé. Sans repères, sans expérience, elle parvient tout de même à sortir Will de son mutisme et elle apprend à évoluer et trouver sa place au sein d'un contexte familial/professionnel oppressant et pas spécialement accueillant.

    Au delà de la fiction, le livre soulève également beaucoup de points sensibles dans notre société, tels que le handicap, l'euthanasie, les rapports familiaux ... Et je trouve que ces thèmes sont brillamment traités, avec finesse et sensibilité.
     

    « J'ai compris que j'avais peur d'exister sans lui.
    Comment peux-tu avoir le droit de détruire ma vie, quand moi je n'ai pas mon mot à dire au sujet de la tienne?
    Voilà ce que j'avais envie de lui demander.
    Mais j'avais promis.
    Alors je l'ai serré contre moi. »

    Seul bémol peut-être ... La narration. J'aurais aimé avoir l'avis de Will. Son vrai avis. Être dans sa tête, comprendre ce qu'il s'y passe, pour sans doute mieux accepter la décision finale. Même si on s'en approche quand même avec les explications de Will à plusieurs reprises, j'ai été frustrée de n'être que spectateur de tout ça, de ne jamais pouvoir réellement comprendre, même si je me doute que c'est aussi l'effet recherché de l'auteur en nous racontant l'histoire du point de vue de Louisa. (Et puis j'avoue que ce point négatif est lié à un prochain article sur "Quand la nuit devient jour", vous comprendrez ...)

     

    Note : 17 / 20

     

     

     


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